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FUSION FROIDE ET PLASMAS : DES CHERCHEURS EN FUSION FROIDE

Page 2/2 de Preparata à Zhang

Page créée le 3 août 1999


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PREPARATA GIULIANO

 

Giuliano Preparata, de l'Université de Milan, s'intéresse à la Fusion Froide depuis 1987, époque où il a découvert les alternatives à la fusion chaude grâce à ses études sur les rayonnements solaires. Il pense que, sauf censure venant des politiques, et du monde des affaires la commercialisation d'appareils à Fusion Froide peut se faire avant la fin du siècle.

De nos jours, la censure à tendance à se dissiper grâce à Internet probablement. Toutefois, des obstacles existent encore...


 

 

Le chauffage domestique basse température représente 50% de la demande mondiale en chauffage. Les procédés de Fusion Froide (pas tous ‘’propres’’ d’ailleurs) peuvent fonctionner 24 h/24. Preparata a passé un contrat avec la firme Zanussi (allié depuis à Electrolux) dont les ingénieurs s’intéressent à la production d’un chauffe-eau. Le système de Preparata délivre 10 kW, ce qui convient à une famille assez nombreuse. La batterie contient un litre d’eau lourde coûtant entre 300 et 350 FS et un gramme de palladium d’une valeur de 15 FS. Une telle batterie peut fonctionner pendant 500 ans. L’appareil produit en série serait amorti en un an. De plus, il sera possible à l’avenir de remplacer l’eau lourde par de l’eau légère et le palladium par un autre métal.

Même si le gain d’énergie ne dépasse guère actuellement celui d’une pompe à chaleur classique, les deux firmes restent intéressées car l’appareil n’est pas polluant.

Giuliano Preparata a présenté son programme - impressionnant au congrès sur la Fusion Froide à Nagoya. Pour la vidéo en français concernant ses travaux, voir Sciences Frontières Productions 8 bis rue du Chemin de Fer 94110 Arcueil. Cette vidéo rend également compte des travaux du Pr Emilio del Giudice dont le nom est très souvent associé à celui de G. Preparata, particulièrement dans le soutien scientifique qu'ils ont apporté à leur confrère Jacques Benveniste dans le cas de "la mémoire de l'eau".

En utilisant l'électrodynamique quantique, le modèle que présente Preparata suppose que des champs de plasma cohérents existent au sein d'une structure cristalline. En d'autres termes le champ agit comme les lasers à électrons qui sont complètement contenus dans la structure. Ces champs se combineraient pour faire sauter la barrière de Coulomb d'un nombre suffisant de noyaux de deutérium pour permettre des réactions de fusion.

Le groupe ENEA, à Frascati travaille avec le physicien Preparata pour perfectionner la théorie du transport de deutérium dans la cathode. Le groupe a réalisé une variante intéressante des expériences de Takahashi présentées par le Dr Antonella de Ninno. Le groupe italien obtint, comme Takahashi, des phases plus ou moins élevées de production.

Les Drs de Ninno et Vitorio Violente collaborateurs du même groupe de chercheurs ont développé un modèle mathématique qui est en harmonie avec les résultats de mesures et le groupe de Danièle Gozzi de l'Université de Rome a également effectué de remarquables travaux.

Rappelons, au sujet de la censure rencontrée par la recherche en Fusion Froide, que D. Morrison (voir notre dossier Evolution de la Recherche sous le titre Obstacles et Espoirs) avait été désigné comme expert dans le procès. Sauf homonyme, il s'agit certainement du même Morrison que la revue Fusion qualifie de " physicien des particules dont le comportement clownesque le rend plus semblable à un agitateur politique qu'à un scientifique sérieux." Et pourtant le tribunal a condamné Preparata et ses collègues…
 

QASSIMI RACHID AL
 

Docteur en physique nucléaire de l’Université de Kiehl (RFA). Avec son collègue égyptien Farouk al Assali. de l’Université des Emirats Arabes Unis, il a affirmé avoir reproduit l’expérience de Pons et Fleischmann en utilisant de l’eau de mer à la place de l’eau lourde.

Le chercheur a précisé qu’en dépit de la faible teneur de l’eau de mer en deutérium, dont l’eau lourde est riche, l’expérience a permis de constater une libération de neutrons et la température de l’eau est montée de 10 degrés en peu de temps. Il a expliqué le faible taux d’énergie produite par la faiblesse du taux de deutérium de l’eau de mer.(La Montagne 02/05/89)
 

ROTHWELL JED
 

Lors de ICCF3 tenue du 13 au 17 octobre 96 à l’Hôtel Apex Toya, à Hokkaido au Japon, il a fait une très bonne conférence sur la Fusion Froide.

Il a été invité par le MITI qui, en 92 était un consortium des plus grands groupes Japonais de la R&D dont Chubu Electric Power, Hitachi, Toshiba, Fuji Electric, Toyota…dont Pons et Fleischmannn, les deux seniors de la Fusion Froide en sont toujours conseillers. Rappelons que le directeur du MITI s'intéresse davantage au fait que la Fusion Froide fonctionne même s'il n'en connaît pas la cause.

Il suppose que les 90 millions de dollars par an consacrés à cette recherche ne sont que le sommet de l'iceberg. Les 25 millions pour 4 ans ne couvrent que les frais annexes de cette recherche (appareils et faux frais).

En 1992, à Nagoya, ICCF6 présidée par Hideo Ikegami a été un tournant dans le domaine scientifique de la Fusion Froide. Pendant 5 jours, plus de 300 personnes y ont assisté, des savants, des industriels et des entreprises du Japon, ainsi que d’importantes délégations des USA, de Chine, de Russie et d’Italie. Des sponsors étaient présents à ce congrès : Société de Physique du Japon, Société Japonaise pour une physique appliquée, Association pour l'énergie atomique du Japon, Institut d'ingénieurs en Electricité du Japon, et 36 autres instituts, l'élite de la recherche Japonaise. 46 firmes japonaises avaient envoyé des représentants. Ikegami, chef du programme, évalue à une vingtaine les sociétés japonaises intéressées par la Fusion Froide. De grosses firmes avaient envoyé 10 à 20 délégués, Toyota, à elle seule en avait 80. Il y aurait 150 scientifiques chercheurs dans les grands groupes, et 450 dans les petites firmes.

Jed Rothwell dit qu'il n'est pas besoin d'être expert pour comprendre la Fusion Froide, Toyota a démontré qu'un instrument de la taille d'une allumette, pouvait dégager une chaleur de 150 w., d'origine non chimique, et ce pendant 4 heures, c'est à dire 250 fois plus longtemps que dans le cas d'une allumette classique dont le feu, réaction chimique, s'éteint au bout d'une minute.

Pour Hal Fox, les nombreux sceptiques pathologiques (français et allemands y compris) ont perdu la partie . Il y a un changement dans le partage du monde scientifique au sujet de la Fusion Froide. Les USA ont manqué l'opportunité de commercialiser et de développer une industrie dans ce domaine.
 

SAPOGIN LEV
Moscou

Né en octobre 1935, le Dr Sapogin est professeur de Physique théorique à l'Université technique de Moscou. Ingénieur en électronique (Taganrog 1959), Docteur en Physique nucléaire (Moscou 1966) , Docteur en Sciences Naturelles en physique des quanta (Moscou 1971). Il a développé pour un programme russe un véhicule spatial à réacteur nucléaire. Il s'intéresse à la gravité, à la théorie des champs unifiés, à la Fusion Froide et aux nouvelles sources d'énergie.
 

SHOULDERS KENNETH

1025 Freestone Ranch Road, P.O. Box 243, Bodega, California 94922-0243
Tél : (707) 876-1880

Dès les années 60, Shoulders a mis au point la technologie des microcircuits. Plus tard, vers les années 80, Shoulders, grâce à des physiciens de l’Institut Stevens de Hoboken (NJ) a eu connaissance de l’existence d’étranges filaments de vortex. Il a travaillé au MIT (pas comme enseignant) et au SRI, ainsi que dans des compagnies privées.

Il détient un brevet US n° 5.018.180, déposé en 1991, accepté en 1993, intitulé " Energy Conversion Using High Charge Density ." Cela a été une étape importante car le bureau des brevets américains a donc admis ainsi que l’énergie de l’espace pouvait être vraiment une source pratique d’électricité. Avec le Pr George H. Miley, Shoulders a été élu scientifique de l’année en 1996. Leurs deux grandes découvertes portaient respectivement sur le nombre important de réactions nucléaires produites dans les piles électrochimiques à Fusion Froide et aussi sur les amas de charge à haute densité qui peuvent produire des réactions nucléaires.

 

Shoulders a recherché la nature de la source de l’énorme quantité d’énergie nécessaire aux électrons pour surmonter leur tendance à se repousser et pour se grouper en amas de charge. Cette énergie, celle de l'espace, les rend capables d’une grande puissance : ils peuvent forer facilement des trous dans de la céramique.

Shoulders estime que la fracto-émission d’amas de charge est probablement la cause des manifestations d’ordre nucléaire et de la chaleur en excès dans quelques expériences de Fusion Froide.

La méthode de Shoulders a été présentée au symposium sur la nouvelle énergie de Denver en 1994. L’énergie délivrée par son procédé peut être utilisée directement ou stockée avec deux appareils en tandem.

Sa découverte d'amas de charge ou charge cluster est dénommée Electrum Validum (E.V.). Selon Harold Puthoff, en plus de la production d’énergie non polluante, l’E.V. un des domaines les plus prometteurs depuis le transistor et qui ne nécessite ni champ magnétique ni basses températures, peut avoir une incidence dans le développement d’écrans à haute résolution muraux extra plats, d’ordinateurs de la taille d’un carnet aussi puissants que de gros ordinateurs, et de minuscules appareils à rayons X capables de pénétrer dans le corps pour tuer les cellules cancéreuses sans blesser les autres.

Shoulders travaille maintenant avec son fils Steve dans un laboratoire privé financé par des mécènes. Une société se charge de préparer la commercialisation et les licences. Hal Fox a un droit, non exclusif, sur la nouvelle technologie de Shoulders. Son objectif est de développer une batterie mobile, à placer à bord de tout véhicule électrique. Pour sa part il estime que chaque élément devrait produire 10 fois plus d’énergie que celle requise au départ, et avec une production minimum de 10 watts. En étant optimiste, cela pourrait même dépasser les 100 watts. Quand sa dernière technologie sera prête à être commercialisée, Shoulders pense que, pour la voiture électrique, sera alors arrivé le moment du choix entre un fonctionnement électrique autonome ou le recours à un branchement externe.

Parmi les chercheurs qui travaillent avec les amas d’énergie à haute densité de charge, rappelons également :

Rod Neal et Stan Gleeson (groupe de Cincinnati) qui ont montré que de tels amas donnaient une réduction de radioactivité ou une énergie thermique excédentaire et aussi Sam Faile et Nicholas Reiter dont les fils de shunt soumis à pression ambiante à des décharges électriques au potentiel élevé paraissent produire certaines réactions nucléaires.

L’Electrum Validum de Shoulders

Shoulders dit que dans le cas de l’électricité statique, les électrons se repoussent l’un l’autre. Il suffit de se rappeler l’expérience simple où deux balles de ping-pong suspendues par des fils, sont soumises à la même charge électrique. On obtient une étincelle en touchant la balle avec une baguette de verre préalablement frottée avec un tissu de soie. Dans cette expérience sur le statique, les deux balles s’écartent immédiatement l’une de l’autre, comme par répulsion des charges. Dans l’invention de Shoulders, une cathode très pointue peut être placée près de la surface d’un diélectrique utilisé pour produire un amas d’environ 100 millions d’électrons stables sur une assez courte durée.

La caractéristique de ces E.V. tient en un mouvement intense et rapide des électrons.

On a suggéré que l'E.V. pourrait avoir la forme d’un beignet ou toroïde miniature (un anneau de fumée en tore est stable et garde sa forme et son mouvement). Chaque amas contiendrait de 108à 1013électrons hautement dynamiques qui fournissent les forces magnétiques créatrices d’un toroïde stable. Pour la science classique, il ne peut y avoir d’amas d’électrons car ceux-ci sont négatifs et se repoussent. Shoulders se sert de l’électricité statique. Il ‘’pince’’ un plasma froid, une forme de gaz spéciale conductrice d’électricité pour créer de la chaleur et des amas de charge, ce que Puthoff comme Shoulders pensent être un effet Casimir. Ces amas semblent s’auto organiser intelligemment, quelles que soient leurs dimensions, ils ont le même comportement et ressemblent à de petits beignets regroupés en anneau ou colliers d’environ 20 micromètres de diamètre, de forme stable et se déplaçant dans une direction perpendiculaire à celle de leur plan.


 

L’E.V. a la capacité d’attirer en partant de son environnement un certain nombre d’ions positifs : de un à dix par million d’électrons. Leur type dépend de l’environnement où est produit le E.V. Avec ou sans ions positifs superposés, on peut accélérer le E.V. par un gradient électrique comme pour un unique électron. Un potentiel de 5.000 volts peut accélérer le E. V. d’un dixième de la vitesse de la lumière (particulièrement dans un quasi vide).

Mr Jin et d’autres mathématiciens ont fourni un modèle mathématique à l'E.V. de Shoulders. Selon eux, les potentiels électriques et aussi magnétiques de ce petit E.V. peuvent avoir des valeurs locales extrêmement élevées.
 

 
 

Quand l’amas approche de sa cible, le champ électrostatique est suffisamment important pour repousser tous les électrons loin des noyaux du réseau métallique de l’anode cible, en laissant un plasma de noyaux de métal complètement ionisés qui n’ont pas eu le temps d’éviter l’amas qui s’approchait d’eux.

On montre que cette observation est réelle au moyen d’une fine feuille de métal, en tant que plaque témoin pour intercepter une telle série de E.V. Au microscope, on voit un anneau de très petits trous d’environ 1 micromètre. Un tel collier de E.V. peut percer un trou d’environ 20 micromètres dans un matériau céramique.

On ne s’attend pas à ce que le nombre phénoménal d’électrons de l’amas contribue aux réactions nucléaires, cependant, le potentiel négatif local intense peut influencer fortement le potentiel électrique local des noyaux cibles et essentiellement effondrer ou masquer la barrière de Coulomb.

Apparemment, les ions positifs ultra rapides évitent la barrière de Coulomb des noyaux cibles et pénètrent de nombreux noyaux de la cible dans leur état de plasma complètement ionisé.

Si les ions positifs sont des protons, cela donne des réactions nucléaires permises par les lois de conservation de l'énergie. Si les noyaux de la cible sont des éléments de métal lourds (comme le thorium ou l’uranium) l’impact d’un ou davantage de protons dans les noyaux cibles peut avoir pour résultat une fission spontanée.

Dans des conditions locales de champ très élevés, la physique habituelle des plasmas concernant les réactions nucléaires (la probabilité de la fusion / collision de la particule) n’est plus du tout valable.

Le convertisseur de Shoulders comprend

 
 

 

Ainsi, les particules chargées, chargent le diélectrique, et provoquent un transfert d’énergie via le diélectrique à la structure à ondes lentes, reliant l’énergie qui lui a été transférée par le diélectrique vers une charge.

Le schéma montre comment créer les E.V. et la grande puissance obtenue. L’amas d’électrons ou E.V. est produit, puis lancé à travers le tube entouré d’une bobine de fil. Sa vitesse est de 0,1 fois la vitesse de la lumière. Il induit une montée de puissance dans la bobine. L’E.V. est capturé par l’anode et fournit à peu près la même quantité d’énergie que celle nécessitée par sa production. Cependant la puissance de la bobine est 30 fois supérieure à cette énergie initiale. En faisant déplacer les E.V. dans du gaz Xénon dilué, dans un vide partiel, l’appareil émet une lumière qui porte assez loin. La quantité d’énergie n’est pas reliée au fait qu’elle soit prise au plus près ou non de l’endroit où elle s’est formée.

Shoulders dit qu’il est très difficile de produire continuellement un supplément d’énergie. C’est du aux charges électrostatiques induites, ayant pour cause les E.V. énergétiques. Shoulders devait en 1994 surmonter ces problèmes et fournir un produit commercialisable.

Différentes réactions face au travail de Shoulders

1- En général, les scientifiques n’accepteront pas l’explication qui dit que les E.V. peuvent capter le ZPE. Ce sont ceux qui ont déjà refusé la Fusion Froide, en tant que source d’énergie excédentaire.

2- Ces mêmes scientifiques qui ont mis en garde les commissaires du bureau des brevets contre la réalité scientifique de la Fusion Froide, ont déjà perdu la bataille des E.V. : des brevets sont déjà sortis.

3- Ils trouveront que les E.V. sont faciles à reproduire, (ce qui n’est pas le cas de la Fusion Froide) ce qui entraînera une acceptation de la nouvelle technologie E.V., mais il subsistera une controverse considérable au sujet de la source d’énergie.

4- De nombreux ingénieurs n’attendront pas une explication. Par centaines, des ingénieurs confirmés viendront à cette nouvelle science de l’électronique, et ils seront vite occupés à commercialiser de nombreux appareils pour fournir l’énergie dans des lieux isolés. Plus tard, tous les autres usages suivront.
 

SMULLIN Louis
Institut Technologique du Massachusetts
 

Après 4 ans de recherches sur la Fusion Froide, ce professeur se demande si l’on peut diviser la communauté des chercheurs en croyants et non croyants. Celui qui entrerait dans ce combat deviendrait croyant et pourrait obtenir de la société Advanced Film CorpoRration de Tokyo, pour $564.000 un  do it yourself labor sur la Fusion Froide.
 

STORMS EDMUND

 

Physicien nucléaire, maintenant en retraite il a travaillé pendant 32 ans au laboratoire de Los Alamos, plus particulièrement sur les systèmes nucléaires destinés à la propulsion dans l'espace. Il dispose de 2000 articles et travaux de référence faisant autorité dans les recherches mondiales sur la Fusion Froide. Parmi tous ceux qui, à Los Alamos tentèrent des expériences, trois réussirent, celles de Tom Claytor, Howard Menlowe et la sienne.

 

Ayant rencontré son épouse à l'occasion de cette expérience, ils consacrèrent une année à détecter le tritium sur un programme de 250 expériences dont 13 ont réussi. Après avoir dûment vérifié les résultats, car sceptiques, ils furent obligés de convenir de leur justesse. Mais les arguments négatifs des théoriciens (même brillants et compétents, mais croyant ce qu’on leur a dit de croire) firent stopper la recherche, sans que les chercheurs ne soient traités d’imbéciles, ni interdits de publication, mais simplement ‘’on’’ prétendait que cela n’existait pas.

En 1993, il construisit avec son épouse une maison près de Santa Fe. Il y poursuit ses recherches sur son propre matériel. Il est capable de prédire avec 50 % de précision si les échantillons de palladium fonctionneront ou pas. Il analyse les diverses propriétés du métal en particulier sa tendance à craquer qui limite son absorption du deutérium, et qui rend difficile la reproduction de la Fusion Froide, car il faut charger très fortement le palladium et beaucoup d’échantillons ne résistent pas.

Comme F. Celani, il a accepté l’offre de la société Tanaka Metal qui met à sa disposition, pour lui permettre d’en reproduire les travaux, le même matériel que cette société avait fourni à Takahashi. Le fournisseur de palladium de bonne qualité de Pons et Fleischmann était, lui, Johnson Matthey relié par contrat de non divulgation à Technova, (groupe qui soutenait Toyota en France). Le contrat existerait encore alors que Technova a abandonné la Fusion Froide. Mais Storms dit qu'aucune société ne pense faire de l’argent avec la Fusion Froide aujourd’hui.
 

SWARTZ MIRCHELL R.
 

Il a présenté lors du Symposium du 20/01/1996 un rapport établi d’après les avancées de l’excellente compagnie qu’il a fondée, Jet Technology. Il a plusieurs brevets en cours au sujet de la Fusion Froide et on doit le considérer comme un chercheur de pointe parmi ceux qui ont leur propre financement. On attend de ses futures publications qu’elles éclairent d’un jour nouveau le ou les mécanismes de base responsable (s) de la Fusion Froide.
 

TAKAHASCHI AKITO
Physicien Nucléaire, Université d’Osaka

Dans le domaine de la Fusion Froide, il s’approche lui aussi du miracle dans son usine électrique où il travaille avec Toshiyuki Iida sur un montage composé de quelques éprouvettes et dans lequel il a même obtenu un excédent d’énergie de 60 %.

Le Pr. Takahashi s'est concentré d'abord sur la mesure des neutrons, ensuite sur le tritium. En décembre 92, il a fait une expérience avec un système conçu par Pons et Fleischmann et comportant une cathode en plaque plutôt qu'en aiguille et 2 anodes symétriques. Il modifiait le courant électrique toutes les 20 minutes. Il constata bientôt un excès de chaleur de l'ordre de 100 à 130 w/cm3et une énergie excédentaire de 32 w. Le phénomène inhabituel observé résidait dans le fait que l'excédent de chaleur augmentait avec la durée de l'expérience alors que le nombre de neutrons diminuait. Mais lors d'autres expériences, le nombre de neutrons doublait alors que la quantité de chaleur diminuait de moitié. Confirmant ses prévisions, il observa que l'énergie des neutrons n'atteint pas seulement un maximum à 2,45 MeV, mais également un maximum entre 3 et 7 MeV. Takahashi dit que la fusion de 3 deutérons joue un rôle important, puisque des neutrons ont été émis.

Takahashi a démontré le rapport existant entre un excès d'énergie et une augmentation du courant dans des électrolytes. Il a ainsi découvert que l'énergie excédentaire augmente en fonction de l'intensité croissante du courant, alors que le rapport de l'excédent de chaleur à l'énergie produite diminue.

Il a confirmé les expériences de De Ninno en notant que la tension au début des expériences était de 20 volts et à la fin, plus élevée de 30 volts. L'origine de ce phénomène étant très probablement due à l'apparition de dépôts d'aluminium et de calcium (voir Mc Kubre du SRI) sur la cathode au palladium, dépôts qui activeraient le processus de l'expérience. Pour lui, ce processus créerait une couche d'oxyde de métal qui empêcherait la diffusion des deutérons.

Dans une autre expérience, dans le but de mesurer l'émission de particules et conforter la thèse de la fusion multicorps, Takahashi et son équipe ont travaillé sur les effets de surface des couches d'oxyde. Pour cela, ils ont utilisé 3 sortes de feuilles de titane, et 2 sortes de feuilles de palladium, recouvertes soit d'un seul côté soit des deux. L'implantation des deutérons eut lieu dans une chambre à vide, permettant de constater, une fois, un maximum de 5 MeV dans le spectre des neutrons. Ceci confirmait les prévisions de Takahashi à savoir que la fusion de 3 deutérons’ s'était produite. Des émissions anormales de particules se produisirent dans ce modèle qui prévoit les produits de réaction suivants: deutérium avec 15,9 MeV, hélium 4 avec 7,9 MeV et hélium 3 avec 4,75 MeV. Ce qui fait supposer à Takahashi qu’avec une couverture d'aluminium, les deutérons sont ralentis à un point tel qu'ils remplacent une Fusion Chaude par une Fusion Froide.

Mahoto Okamoto (qui a remplacé Hideo Ikegami en tant que coordonnateur du programme de Fusion Froide des Universités japonaises) a fait de nombreuses expériences en utilisant la méthode de Takahashi. Il a obtenu des succès lorsque le dépôt de lithium est près de la surface et non diffusé jusqu'au centre.

Yasuhiro Iwamura a également répliqué l'expérience de Takahashi et Jirohita Kasagi de l'Université de Tohoku effectue des travaux similaires
 

VIGIER JEAN-PIERRE
Université Pierre et Marie Curie à Paris


 

Le Pr Vigier, âgé de 81 ans est intervenu lors du dernier congrès de INET comme le montre la photo ci-dessus.


 

Une version d'Uppsala d'appareil à fusion capillaire
Sources NET-Journal juillet août 2001
Editeur dePhysics Letters ’, dans lequel il a publié ‘’New Hydrogen Energies in Specially Structured Dense Media : Capillary Chemistry and Capillary Fusion", il est très connu pour ses travaux sur la mécanique quantique. Il a participé à la fondation du CEA avant de rentrer au CNRS, suite à ses différences de vues concernant la bombe atomique française.

Jean-Pierre Vigier a travaillé avec David Bohm, et aussi sur les théories stochastiques (permettant de prévoir les évolutions probabilistes dans le temps, par exemple dans le mouvement Brownien) avec Edouard Nelson. Il a également été l’assistant et ami de Louis de Broglie dont il a soutenu les travaux et aussi de Joliot-Curie. Au début sceptique sur les résultats des travaux sur la Fusion Froide (difficilement reproductibles) de Pons et Fleischmannn, il a depuis élaboré sa propre théorie sur l’émission de chaleur de la Fusion Froide. Ses travaux font autorité dans ce domaine de recherche.

Sa théorie du potentiel quantique permet de comprendre de quelle façon les particules communiquent entre elles, même si le potentiel ne comporte pas d’énergie.

Suite à toute une série d’expériences avec Barabouchkine (Ekaterinenburg), scientifique de l'Académie des Sciences de Moscou qui obtient des dégagements de chaleur dans un cristal de bronze de tungstène, il pense que des paires d’ions se combinent avec des électrons pour donner de la chaleur par un effet capillaire dans les matériaux utilisés, palladium et cristal. Le palladium, après avoir été nécessairement nettoyé avec de l’acide sulfurique, comporte de nombreux capillaires perpendiculaires à sa surface, l’eau lourde, le deutérium le pénètrent et sous l’action du courant électrique la fusion peut s’amorcer.

Pour lui, c'est une forme nouvelle d'hydrogène (assimilable à des pseudo neutrons) qui se crée dans la structure du palladium. Compatibles avec des calculs théoriques, ces atomes d'hydrogène occuperaient un volume considérablement réduit par rapport aux atomes "normaux". L'énergie de liaison des premiers est en dessous de 80 kV des derniers ; le passage de l'un à l'autre est donc une réaction exothermique qui expliquerait l'excès de chaleur. Une fois les petits atomes formés, on pourrait alors avoir des réactions de fusion, avec le deutérium ou le lithium, ce qui correspondrait aux bursts parfois constatées(revue Fusion). Ces micro explosions thermonucléaires qui se produisent ont été vérifiées par l’équipe de Y. R. Kucherov, A.B. Karabut et I.B. Savvatimova en Russie. Le Pr Vigier fait partie de ceux qui pensent qu’une véritable révolution est à notre porte et que tous les pays ayant accès à l’eau lourde pourront produire en grande quantité une énergie bon marché.

Jean-Pierre Vigier, tenace et prolifique a mené ses propres expériences et a parfois constaté combien elles gênaient. Par exemple lorsque, en collaboration avec le CESTA de Bordeaux et pour le CEA, la réussite fut au rendez-vous, c'est le ministre de la défense d'alors, Pierre Joxe qui les fit interrompre...(sans commentaires NDLR)

En parlant des travaux de Sverdlosk en Russie, le Pr Vigier dit " ...la marmite à Fusion Froidede Sverdlosk, c'est la ruine du monopole des grandes puissances sur l'énergie..."
 

XING ZHONG LI Pr
Département de Physique Université Tsinghua, Beijing, Chine

Un symposium national s’est déroulé le 02/03/96, avec 30 participants dont certains, qui soutiennent la fusion nucléaire à température ambiante, viennent de la Commission Science et Technologie et de la Fondation Sciences Naturelles en Chine. Depuis 1995, ces deux groupes financent la recherche sur la Fusion Froide, recherche à laquelle s’opposent un grand nombre de scientifiques chinois qui n’ont examiné aucune des données disponibles depuis 1989. La Fondation citée fonctionnant sur un système de votes, et ces scientifiques ayant opposé leur veto, il a donc été difficile à la Fusion Froide de gagner.

Néanmoins, certains scientifiques chevronnés ont réussi à obtenir quelques maigres fonds pour permettre à cette recherche de survivre en Chine. Le symposium de 96 a été organisé dans le but de faire le point sur les progrès depuis l’obtention du fonds spécial. La caractéristique majeure de ce symposium a été la confirmation par presque tous les chercheurs de la production de chaleur en excès. Ces cinq dernières années, les Chinois ont accordé plus d’attention aux signaux nucléaires (détection des particules chargées, neutrons, rayons X et gamma). Le Pr Xing pense que les signaux nucléaires peuvent être proportionnels à la chaleur en excès, et que l’on comprend que le " tonnerre sans éclairs " pourrait être la caractéristique de cette Fusion Froide.
 

YAMAGUSHI Eiichi
NTT (Télégraphe, Téléphone Japonais)

Quand il a fait savoir qu’il pouvait démontrer que la Fusion Froide fonctionnait, la bourse de Tokyo s’est affolée, les cours des actions sont montés de plus de 10 % au cours d’une journée.

Le Pr. Yamagushi qui travaille avec Nishioka Takahashi, a présenté de très intéressants résultats de mesures d'hélium 4, hélium 3 et tritium. Des particules ont été émises. Il est difficile de prouver la présence d'hélium 4, car selon la théorie dominante, il devrait apparaître lors de la fusion des deutérons uniquement avec une probabilité 7 fois moins grande que pour l'hélium et le tritium. Yamagushi dit que la présence d'hélium 4 prouve l'existence d'une nouvelle catégorie de processus de fusion du noyau qui a lieu dans des corps solides

Une expérience de Yamagushi utilise un assemblage de fines plaques recouvertes d'or d'un côté et d'oxyde de manganèse de l'autre (voir schéma ci-dessus). Pendant 1 à 3 heures après le chargement au deutérium ou à l'hydrogène (ou un mélange des deux) des feuilles de palladium, une explosion a été observée suivie d'une augmentation de chaleur. Et dix secondes après, une formation plastique d'éléments apparaissait. Yamagushi suppose qu'il se forme, sous le film d'oxyde, une couche (observable par radiographie) qui augmente le rapport de charge de 30 à 50 %. Des variantes des expériences consistaient à faire passer de l'électricité à travers la plaque au moyen d'aiguilles de tungstène fixées sur la couche d'or qui joue un rôle important.
 

YOHAMA NOBURU
Université Agriculture et Technologie de Tokyo

Le Dr Noburu Yohama évoque la concentration de 4 ppm d'hélium 4 lors d'expériences au cours desquelles il utilise deux éléments. Chacun étant en circuit fermé, l'un avec du deutérium et l'autre de l'hydrogène, il est possible de comparer directement les éléments actifs ou inactifs, et d'obtenir ainsi une calorimétrie très exacte.
 

YOKOYHAMA Nobuo
 

Au symposium IANS en 1993, il dit que le gouvernement Japonais dépense beaucoup d’argent pour la Fusion Froide. Son badge d’homme d’affaires mentionnait Free Energy Project.
 

ZHANG
 

Dans Fusion Facts, Peter Glück dit que dans le cas des modèles de Arata, Zhang et Patterson, les cathodes à grande surface sont intrinsèquement catalytiques et par conséquent fiables et productives, alors que les cathodes compactes ont de sérieux problèmes de reproductibilité.

Le groupe de Tschengdu qui comprend Zhang, Gou, Zu, Luo et Lin a fait un rapport sur les mesures d'hélium. Ils ont utilisé des cathodes en titane et ont obtenu, dans leur élément d'électrolyse une chaleur excédentaire pendant 120 heures. A l'analyse des électrodes, on a trouvé des éléments de valeur de masse 4.

 
Voici des noms d'auteurs d'articles et / ou de chercheurs que les visiteurs de notre site peuvent rencontrer dans le domaine de la Fusion Froide. On reconnaît sans peine les nombreux Japonais, Italiens, Russes, Chinois et Américains qui animent cette recherche.

BAUER MONTI & E. (Burns Development)

BAZHUTOV Yu (Centre ERZION à Moscou)

BOWLES Quinton (Université du Missouri) qui a fait des tests sur la calorimétrie sous pression à haute température.

BUSH Benjamin F. (SRI)

BUSH Robert (California State Polytech) qui annonce des phénomènes de Fusion Froide dans des électrodes de nickel chargées à l'hydrogène.

CELANI Francesco (Institut National de Physique Nucléaire de Frascati) qui utilise des radiofréquences pour améliorer le rapport de charge dans ses expériences.

CHENG F. (Texas A&M)

CHUBB Scott R. et Talbot (Oaklon International Corp. Arlington Va)

IKEGAMI Hideo qui pense au développement possible d'un laser à photons basé sur la théorie de Peter Hagelstein du MIT. Les hydrates de palladium fortement chargés laissent envisager de nouveaux semi-conducteurs et pourraient jouer un role dans la production d'hydrogène métallique. Il s'est également intéressé aux états "supervides" du réseau de palladium.

IYENGAR P. K. (BARC, Bhabba Atomic Research Center, Trombay, Inde)

KOMAKI H ., professeur japonais qui travaille avec différentes cultures de bactéries sur des réactions nucléaires induites par la biologie.

KOZIMA Ideo (Université Shizuoka au Japon)

LETTS Dennis , chercheur indépendant financé par ENECO, société basée dans l'Utah qui détient les droits sur les brevets de Pons et Fleischmann et soutient les travaux de Yan Kucherov en Russie et au MIT et Barabouchkine à Svlerdlosk.

LIN GUANG (Texas A&M)

MINEVSKI Z. (Lynntech)

MITA Yoshiyuki (collaborateur de INOMATA)

NOTOYA Reiko (Université d'Hokkaido) annonce les mêmes phénomènes que Bush.

OHMORI T. (Université d'Hokkaido)

RABZI G. (Académie Ukrainienne Int’1)

SCARAMUZZI F. (Centre de Recherche sur l'Energie à Frascati)

STRINGHAM Roger , qui a une solide expérience dans le domaine de la cavitation et de la sonochimie utilise des ondes acoustiques pour créer une irradiation de deutérons dans une cible de palladium.

WASS J.C. (Texas A&M)

 
Citons encore :


ABAGI D., AKIMOTO T., APPLEBY. A.J., AZUMI K., BALDUCCI G., BARROWES F.C., BELZNER A.,

BERGESON H.E., BILSCHER V., BOTTA E., BRIGHTSEN Roy, BROADHURST J.H., CAPUTO R.,

CEDZYNSKA K., CHULICK G.S., CIGNINI P. L., CISBANI E., CROUCH-BAKER S., CZIRR J.B., DECKER

D.L., DE MARIA G., DERYAGINE B.V., ENYO M., FRATTOLILLO A., FRULLANI S., GARIBALDI F., GIGLI G.,

GLUCK Peter, GUT R.M., HAGELSTEIN Peter L., HANSEN L.D., INODA K., JACKSON D.D., JENSEN G.L.,

JODICE M., JOHSON Keith, JONES S.E., KAMIOKA, KIM Y.J., KITAICHI M., KLUEV V.A., KNIGHT L.C.,

KOMAKI M., KORNILOVA A.A., KUROKAWA K., LAGOWSKI J.J., LAWSON D.R., LEE S.K., LIPSON A.G.,

LOLLOBATTISTA G., LUCIER E., MARTIN C.R., MARTINIS L., MARTONE M., McKIBBEN J.L., McNALLY

Rand, MIZUNO T., MORE L., MURPHY O.J., NELSON J.C., OKAMOTO M., ORIANI R.A., OSTROM G.S.,

PALMER E.P., PARMENTER Robert, PASSELL T., PODDA S., RAGLAND E., RAFELSKI J., RICE R.,

SAKOV D.M., SAMOYLOYLENKO I.I., SCHREIBER M., SHELTON D.S., SHOEMAKER J., SIMOKAWA S.,

SRINIVASAN Mahadevi, TAYLOR S.F., THORNE J.M., TORNELLI M., TOPOROV Y.T., VISOTSKII V.I.,

WADSWORTH M., WILL F.G., WOLF K.L., YOON J. etc.


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