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ENERGIE - DES SOLUTIONS POUR PRODUIRE SANS DETRUIRE L'ENVIRONNEMENT"Il n'y a pas de crise de l'Energie, mais simplement une crise d'Ignorance" B. Fuller
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Du : 9 novembre 2001 CARBURANT HUILE DE TOURNESOL EXTRAITS DE PRESSE Les promoteurs d'un carburant composé d'huile végétale de tournesol viennent d'être condamnés par la justice, à Agen, pour fraude fiscale. Face à l'hostilité des douanes et des industriels, malgré les réticences de scientifiques, ils estiment que leur procédé est rejeté en raison de sa simplicité, qui le rend incontrôlable. Dans la région d'Agen, une centaine d'automobilistes roulent avec l'huile végétale brute fabriquée par Valénergol, une société créée en 1996 par un groupe d'amis qui "voulait prouver qu'il était possible de fabriquer son énergie sans aucune tutelle gouvernementale ou économique". CETTE SOCIÉTÉ, poursuivie par les services des douanes, vient d'être condamnée pour fraude fiscale, le carburant au tournesol n'étant pas exonéré, comme tous les biocarburants, de la taxe intérieure sur les produits pétroliers.
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Cinq ans plus tard, l'expérience touche à sa fin. Si la fabrication et l'utilisation du carburant végétal n'ont posé aucun problème, Valénergol n'a en revanche pas réussi à s'affranchir de la tutelle fiscale. Saisi d'une plainte de la direction nationale des enquêtes douanières, le tribunal de police d'Agen a condamné les deux gérants de l'entreprise, le 18 octobre, à verser 33 000 francs au Trésor pour avoir vendu à des automobilistes "au minimum 10 000 litres d'huile de tournesol" sans payer la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP), dont sont exonérés tous les biocarburants - à la seule exception des huiles brutes de tournesol, de colza ou de noix de coco. Pour l'Etat, qui perçoit chaque année 160 milliards de francs au titre de la TIPP, le risque d'évasion fiscale est pris d'autant plus au sérieux que la production de ce carburant est incontrôlable et son procédé de fabrication à la portée de tous. Il suffit pour cela d'une petite presse de 30 000 francs, d'une ou deux cuves en plastique et de quelques centaines de filtres à café, s'émerveille M. Juste, qui a bricolé une batterie d'entonnoirs pour supprimer les impuretés de ce liquide visqueux vendu 4 francs le litre.
Un an plus tôt, un jeune docteur de l'université de Poitiers, Gilles Vaïtilingom, avait pourtant consacré sa thèse aux applications d'une huile pouvant être utilisée sans aucun problème dans tous les moteurs Diesel à injection indirecte. Le chercheur n'a jamais été consulté.
Désemparés par la réforme de la politique agricole commune qui les obligeait à geler 10 % de leurs terres, ceux-ci se voyaient offrir, avec le diester, un débouché inespéré pour la culture de leurs jachères, autorisée à des fins énergétiques. Toutes les coopératives agricoles et les petits négociants sont alors entrés au capital de Sofiprotéol, l'organisme financier de la filière oléagineuse, qui a investi des centaines de millions de francs dans la construction de trois usines chimiques d'estérification. " La filière a été bien verrouillée par les professionnels du métier", résume Jean-Marie Charles, au secrétariat d'Etat à l'industrie. "Les producteurs ne maîtrisent plus rien, ajoute M. Gröber, également producteur de tournesol biologique. Toute l'huile part dans une seule usine à laquelle nous sommes obligés de vendre." DES ÉTUDES DÉFAVORABLES
Pour bénéficier du soutien de l'Ademe, il fallait qu'on s'engage à acheter à 8 francs le litre des huiles aux industriels et partenaires de Sofiprotéol, soit le triple du prix auquel nous pouvions la fabriquer nous-mêmes", se souvient Jean-Loup Lesueur, président de l'association Agriculture et énergies vertes, l'un des tout premiers automobilistes français à rouler au tournesol. D'autres organismes, comme le conseil régional de Midi-Pyrénées, ont jugé le procédé suffisamment prometteur pour accepter, contre l'avis de M. Poitrat à l'Ademe, de financer leur projet en payant la TIPP sur chaque litre de carburant végétal consommé par les tracteurs. Commencée en novembre 1999, l'expérience est en cours. Note de Quant'Homme : L'information précisant que le Diester n'est pas taxé car ce sont les pétroliers qui sont "derrière " (en effet les principaux bailleurs membres de l'association de défense de Diester sont Elf et Total) a même été donnée sur TF1 à la suite de celle concernant les problèmes de A. Juste lors du journal de 20 heures présenté par P. Poivre d'Arvor. En s'amusant à remplacer certains mots comme carburant, huile de tournesol ou Société Valénergol par PMC Pantone ou gaz GEET, ou Société X le texte (dans lequel nous avons souligné certains passages) reste globalement compréhensible...bizarre, non ?
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