La Chine va mettre en service le premier "soleil
artificiel" du monde

Le Dewar extérieur a été installé le 10 janvier : cela signe
l'achèvement du projet d'assemblage du premier stade de EAST
Un dispositif expérimental de fusion Tokamak à supraconduction dont le but
est de produire une énergie propre et infinie à partir de la fusion
nucléaire, sera construit en mars ou avril de cette année à Hefei, la
capitale de la province Anhui à l'est de la Chine. Les scientifiques ont
nommé ce projet "EAST"
Les expériences avec ce nouveau dispositif commenceront en juillet ou
août. Si elles sont couronnées de succès, la Chine deviendra le premier
pays du monde à construire un tel dispositif de fusion Tokamak
expérimental à supraconduction, surnommé par les experts 'le soleil
artificiel".
Le projet, nommé EAST (Experimental Advanced Superconducting
Tomakak), est conduit par l'Institut de Physique des Plasmas basé à
Hefei sous la responsabilité de l'Académie chinoise des Sciences. Il
exigera un investissement total de presque 300 millions de yuans (US$ 37
millions), soit seulement un quinzième à un vingtième du coût des projets
semblables développés dans les autres parties du monde.
Le nouveau dispositif sera une mise à niveau du premier Tokamak à
supraconduction de Chine, nommé HT-7, qui a été aussi construit par
l'Institut de Physique des plasmas, en association avec la Russie, au
début des années 90. HT-7 fait de la Chine le quatrième pays dans le
monde, après la Russie, la France et le Japon à avoir un tel dispositif.
"Les résultats du projet de recherche EAST seront significatifs pour le
Réacteur Expérimental Thermonucléaire ITER, en termes de recherche
fondamentale tant en technologie d'ingénierie qu'en physique", a dit
Wan Yuanxi, qui a en charge le projet.
Wan dit qu'ITER sera aussi un dispositif de fusion expérimental Tokamak
expérimental à supraconduction, mais beaucoup plus grand que l'EAST.
Le programme, toujours en phase initiale, implique la Russie, le Japon,
les Etats-Unis, l'Union européenne, la Chine et la République de Corée.
On voit la fusion nucléaire contrôlée comme une voie efficace pour
produire de l'énergie propre à l'infini, susceptible de compenser la
pénurie de carburants fossiles comme le pétrole ou le charbon.
Les scientifiques croient que le deutérium peut être extrait de la mer et
qu'une énorme quantité d'énergie peut être obtenue d'une réaction de
fusion de deutérium-tritium sous des températures élevées de 100 millions
de degrés Celsius. Après la fusion nucléaire, le deutérium extrait d'un
litre d'eau de mer produira une énergie équivalente à celle produite par
300 litres d'essence.
Si un dispositif est développé pour résister à des températures aussi
élevées que 100 millions de degrés Celsius et contrôler une réaction de
deutérium-tritium, ce sera comme si "un soleil artificiel" avait été créé
de façon à fournir une énergie propre et infinie pour l'humanité.
Agence de presse Xinhua, le 21 janvier 2006
Traduction de René depuis:
http://english.cas.cn/Eng2003/news/detailnewsb.asp?infoNo=25884
Juste pour se
rafraîchir la mémoire au sujet d'ITER
Prévisions selon Sciences et Avenir
d'août 2005
"...sur 10 ans, il va coûter 5 milliards
d'euros, 2 fois et demi le coût du prochain accélérateur LHC de
particules du CERN"
..."La France déboursera 900 millions d'euros sur ces 5 milliards...
...ITER n'est pas une centrale, il faudra encore voir 10 fois plus
gros pour que les réactions s'auto entretiennent jusqu'à produire
plus d'énergie qu'on leur en aura fourni.
ITER ne réglera pas la question énergétique, la promesse est celle
d'une énergie abondante...mais cela ne devrait pas être possible
avant 2050 soit à priori après que la production de pétrole ait
commencé à décroître.
Construire ITER n'est donc pas une réponse à la crise énergétique
qui se profile...
...ITER n'est pas si propre, la production du tritium radioactif par
le réacteur nécessitera de grandes précautions. De plus le
bombardement de neutrons lors des réactions de fusion rendra
radioactifs les éléments de la machine. Incidemment, fabriquer ces
matériaux est un des défis à relever.
...ITER est international : 20 % des personnels seront japonais, 40
% européens et 20 % des contrats de fabrication iront au Japon. "
Retournez
vite voir l'avis du prix Nobel P. G de Gennes à la
page 19
des
carnets
et
puis faites un tour sur la nouvelle du
12 mai 2005 dans quanthommesuite
et ne
soyez pas trop abattus après ces lectures car des chercheurs, et non
des moindres travaillent, avec des moyens qui, eux, n'engloutiront pas vos
impôts, à d'autres manières de produire de l'énergie...
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