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ENERGIE - DES SOLUTIONS POUR PRODUIRE SANS DETRUIRE L'ENVIRONNEMENT"Il n'y a pas de crise de l'Energie, mais simplement une crise d'Ignorance" B. Fuller
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Les Nouvelles de Quant'Homme - Page créée le 23/05/2008 - Mise à jour le 30/11/2009
Les systèmes Gillier-Pantone : on en parle et on en reparlera encore !
Nous empruntons à Pierre Langlois deux de ses récents papiers parus respectivement le 16/05/2008 et le 06/04/2008 dans ses pages de veille technologique
http://www.stalles-dg.info/prive/veilletechno/20080516-093256.html ...des visites régulières y sont recommandées !
16/05/2008 Article sur Gillier-Pantone dans Science et Avenir
"Bonjour à tous http://www.econologie.com/article-sur-le-dopage-a-l-eau-dans-sciences-et-avenir-telechargement-3801.html
Les médias commencent à s’y intéresser sérieusement. J’en ai parlé
moi-même à l’émission radiophonique de Paul Arcand (au 98,5 FM) la semaine
dernière (pour l’écouter en différé, allez dans les archives des «Grandes
entrevues» en date du 08-05-08 à
http://www.985fm.ca/mp3_entrevues.php?id=10# . Par ailleurs, la
semaine dernière j’ai également enregistré une entrevue pour l’émission
Découverte, à Radio-Canada, sur le réacteur Gillier-Pantone, qui va passer
cet automne.
Pierre Langlois, Ph.D. * Grain de sel Quanthommien : la photo de l'article est tout de même légendée "un peu d'eau dans l'essence" Encore ;-((( 06/04/2008 La vapeur d'eau dans un moteur diesel (Gillier-Pantone): ça se comprend !! nous dit Pierre Langlois
"Bonjour à tous
2 à 3 % d'hydrogène et 30% de moins de consommation de carburant !!!!!
Tout d’abord, on a vu dans mon courriel du 3 mars 2008, intitulé «2 à 3
% d'hydrogène et 30% de moins de consommation de carburant !!!!!» que
l’ajout d’une petite quantité d’hydrogène dans les cylindres d’un moteur
améliorait de façon importante la combustion du carburant (de 10% à 30%),
parce que l’hydrogène étant très léger, ses molécules vont beaucoup plus
vite que les autres constituants du mélange air carburant. Cette vitesse
accrue des molécules de H2 augmente la vitesse de propagation de la flamme
dans le cylindre, ce qui favorise une combustion plus complète du
carburant, et la diminution des polluants. Dans ce courriel, je vous ai
mentionné trois méthodes pour produire de l’hydrogène en petite quantité à
bord des véhicules: - décharges électriques dans les vapeurs de carburant (Plasmatron du MIT), avec l’électricité de l’alternateur (20% à 30% d’économie de carburant) Voir http://www.psfc.mit.edu/research/plasma_tech/pt_plasmatron.html
- électrolyse de l’eau avec l’électricité de l’alternateur (10% à
20% d’économie de carburant) - décomposition thermique, avec la chaleur des gaz d’échappement, d’hydrures organiques liquides (30% d’économie de carburant)
Voir
http://www.greencarcongress.com/2008/02/hrein-energy-su.html#more
Techniques de fabrication de l’hydrogène au 19ième siècle Mais, il est très intéressant de jeter un coup d’oeil sur les procédés de fabrication d’hydrogène au 19e siècle. Le besoin de quantités importantes d’hydrogène s’est fait ressentir lorsqu’on a voulu en remplir des aérostats pour faire l’observation du déplacement des troupes ennemies dans les conflits armés. On savait que placer du fer dans un contenant d’acide sulfurique dégageait de l’hydrogène, mais ça coûtait beaucoup trop cher! On s’est alors replié, dans un premier temps, sur la découverte de Lavoisier que du fer chauffé au rouge pouvait décomposer l’eau. L’oxygène de l’eau se lie alors au fer pour former de la rouille, et l’hydrogène est dégagé. D’ailleurs, voici l’illustration d’un tel système de production d’hydrogène, utilisé en 1794, telle qu’on la retrouve dans un livre de 1868 de Louis Figuier (Les merveilles de la science, tome 2).
Plus tard, lors de l’exposition universelle de Paris de 1867, on offrit
des vols d’aérostats captifs (attachés au sol par un câble) où on offrait
aux visiteurs les sensations uniques d’une ascension à 300 mètres
d’altitude au dessus de la ville. Cette opération commerciale se
poursuivit après l’exposition et il fallait diminuer encore les coûts de
production de l’hydrogène. On ne tarda pas à utiliser une autre méthode
encore plus pratique et moins chère, qui consistait à décomposer la vapeur
d’eau en l’envoyant au travers d’un lit de charbon incandescent. On
retrouvait à la sortie du four principalement de l’hydrogène et du CO2. On
se débarrassait du CO2 en faisant passer le gaz à travers un dépurateur
plein de chaux, pour obtenir de l’hydrogène «pur». Ce qu’il faut retenir,
c’est qu’on peut produire facilement de l’hydrogène avec du carbone
incandescent à environ 1000°C et de la vapeur d’eau, en présence d’air.
Vous me suivez...
Parallèle avec un système Gillier-Pantone
Il n’est pas sorcier de réaliser qu’ on retrouve des conditions
similaires dans les cylindres d’un moteur diesel équipé d’un système
Gillier-Pantone. La vapeur d’eau qu’on introduit dans les cylindres
entraînerait donc la production d’hydrogène, ce qui, comme nous l’avons
vu, contribue à améliorer la combustion du carburant et à en réduire la
consommation. C’est pour ça qu’on a beaucoup moins de particules de
carbone imbrûlées à la sortie du tuyau d’échappement d’un moteur diesel
(sans filtre à particule) équipé d’un système Gillier-Pantone. Ces
particules de carbone, qui sont incandescentes dans les cylindres du
moteur réagissent avec la vapeur d’eau pour produire de l’hydrogène, du
CO2 et du CO, lequel produit du CO2 ultimement.
Mais, pourquoi les particules de carbone sont-elles imbrûlées dans le
moteur? Il y a deux raisons principales: premièrement le carburant n’est
pas mélangé uniformément dans les cylindres et deuxièmement le carburant
n’est pas atomisé suffisamment finement.
La mauvaise homogénéisation du mélange fait que localement l’oxygène de
l’air a été tout utilisé et n’est plus disponible pour compléter la
combustion. N’oublions pas que la pression est élevée dans les cylindres
et que la diffusion des molécules s’en trouve ralentie. Par ailleurs, il
ne faut pas oublier que l’air qu’on fait entrer dans les cylindres est
composé à 80% d’azote, qui ne participe pas à la combustion. Par contre,
chaque molécule d’eau comporte un atome d’oxygène. Et, puisque l’eau est
décomposée en partie par sa rencontre avec le carburant incandescent, on
se retrouve avec plus d’oxygène dans les cylindres du moteur.
Par ailleurs, si on veut fragmenter davantage les micro-goutelettes de
carburant et mieux homogénéiser le mélange carburant-air-eau, on a intérêt
à maintenir une température élevée suffisamment longtemps dans les
cylindres. Or, la vapeur d’eau possède justement une inertie thermique
élevée, qui empêche les changements brusques de température. Ainsi, le
fait d’introduire de la vapeur d’eau dans les cylindres va diminuer la
température maximale de la combustion mais également empêcher un
refroidissement trop brusque des gaz lorsque le volume de la chambre de
combustion s’agrandit subitement après l’«explosion». Ce qui permet à la
vapeur d’eau de faire ça c’est sa capacité de stocker beaucoup d’énergie
sous forme de rotation et de vibration de ses molécules. En effet, il faut
savoir que la température d’un gaz est en fait une mesure de la vitesse de
déplacement des molécules qui le composent (vitesse de translation). Et
lorsque les vitesses de translation des molécules sont ralenties
(refroidissement), leur énergie stockée sous forme de rotation et de
vibration est transférée à l’énergie de translation des molécules, dans un
processus d’équilibrage, ce qui ralentit le refroidissement. La vapeur
d’eau permet donc à la température des gaz dans les cylindres du moteur de
se maintenir à une valeur élevée plus longtemps, ce qui donne plus de
temps pour effectuer une combustion complète du carburant, et assure une
poussée plus uniforme sur les pistons du moteur. D’ailleurs le fait que
ceux qui ont installé un système Gillier-Pantone sur leur véhicule
témoignent d’un fonctionnement plus doux du moteur confirme cette poussée
plus uniforme des pistons.
L’inertie thermique de la vapeur d’eau a une autre conséquence
bénéfique sur l’amélioration de l’efficacité d’un moteur, en diminuant les
pertes thermiques dans le bloc moteur. Le moment où ces pertes sont les
plus importantes est lorsque le piston atteint le haut de sa course et que
le carburant est injecté dans le cylindre. Le volume de la chambre de
combustion est alors le plus petit, et la température peut atteindre
2000°C, s’il n’y a pas d’eau, alors que le cylindre passe une partie
importante de son cycle dans cette position (sommet d’un cycle
sinusoïdal). De plus, lorsque le piston est au sommet de sa course dans le
haut du cylindre c’est à cet endroit que le rapport de la surface de la
chambre sur son volume est le plus grand. Or le flux de chaleur dans les
parois de la chambre de combustion, à ce moment, est directement
proportionnel à la différence de température entre les deux côtés des
parois, et à la surface de ces parois. Donc si on empêche la température
de grimper trop haut à l’aide de la vapeur d’eau, on diminue
nécessairement les pertes thermiques dans le bloc moteur, et on augmente
par le fait même l’énergie disponible pour pousser sur les pistons. La
surface des parois de la chambre augmente au fur et à mesure que le piston
descend, mais la température des gaz diminue plus rapidement que
l’augmentation de la surface.
Mais ne faut-il pas dépenser de l’énergie pour chauffer l’eau?
À ce point-ci de l’analyse, on constate que la vapeur d’eau dans les
cylindres offre définitivement d’importants avantages pour améliorer la
combustion et donc diminuer les émissions polluantes des moteurs et leur
consommation de carburant. Mais, vous allez me dire, tout ça n’est pas
gratuit, car il faut dépenser de l’énergie pour chauffer l’eau, et on ne
peut pas récupérer plus d’énergie par les réactions de l’hydrogène et
l’oxygène de l’eau qu’on en a mis pour «briser» les molécules d’eau. En
fait, ce raisonnement est incomplet puisqu’il omet de mentionner qu’on a
donné beaucoup d’énergie aux molécules d’eau à partir de la chaleur des
gaz d’échappement du moteur, qui aurait normalement été perdue dans
l’environnement. Les processus décrits plus haut, mettant à l’oeuvre les
molécules d’eau dans les cylindres, fonctionnent en fait comme une pompe à
chaleur qui transforme la chaleur des gaz d’échappement en énergie utile
qui peut actionner les pistons du cylindre. En plus de cette récupération
d’énergie normalement perdue dans l’échappement, il y a également
l’amélioration de la combustion du carburant qui augmente encore
l’efficacité du moteur, et finalement la diminution des pertes thermiques
dans le bloc moteur due à des températures maximales des gaz qui seraient
moins élevées.
Ces explications sur le fonctionnement d’un système Gillier-Pantone ne
font appel qu’à des phénomènes déjà connus. Les deux clés semblent
l’inertie thermique de l’eau (capacité calorifique) et la formation
d’hydrogène dans les cylindres. Avec ces clés, la diminution importante de
la consommation de carburant d’un moteur, ainsi que la diminution
impressionnante de ses émissions polluantes deviennent tout à fait
compréhensibles.
Il faudrait bien entendu valider ces hypothèses très plausibles par des
expériences approfondies. L’importance des conséquences bénéfiques pour
notre environnement et la diminution de notre dépendance au pétrole qui
s’en suivrait devraient inciter nos gouvernements à agir pour financer
cette recherche. La recherche est importante pour optimiser les réacteurs
Gillier-Pantone, car n’oublions pas que les systèmes bricolés jusqu’à
présent n’ont pas nécessairement tiré le maximum du potentiel de cette
technologie prometteuse.
Pierre Langlois, Ph.D.
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* Grain de sel Quanthommien : Bravo Pierre ! et merci pour ces explications. Et en plus, c'est Michel David qui est content de voir ainsi confirmer sa page 17 par un physicien de renom, distingué par un prix Roberval cette année !
Autres infos
Une éolienne qui produit de l’eau sans forage En récupérant l’eau douce contenue dans le plus grand réservoir de la planète : à savoir l’air. Dans certaines conditions, l’éolienne a pu produire jusqu’à 80 litres d’eau par jour
Source : Energie et Développement Durable n° 21- Avril-Mai 2008 (merci Bruno ! )
L'entreprise néerlandaise Dutch Rainmaker présente ce même genre d'éolienne. Le premier prototype produit déjà 500 litres par jour et les concepteurs de l'appareil pensent décupler cette capacité. Source Science & Vie de Mars 2009 annonce que encore merci Bruno !
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MARS Magenn air rotor system. Pour mémoire : Notre info du 24/08/07 : Eoliennes dirigeables "Magenn Air Rotor System” (MARS)"
Depuis 2005, du travail a été accompli sur le "MARS", 10 m de long pour un diamètre de 3 m. Son câble peut aller de 100 m à 330 m au-dessus du sol. Certes l'avancée n'a pas été faite à la vitesse souhaitée ni aux coûts prévus, mais voici maintenant un modèle flottant dans un hangar d'avions en Caroline du Nord.
Pour Pierre Rivard, PDG de Magenn, c'est un moment historique, une première mondiale. Ce prototype va être testé en extérieur puis 4 autres essais sont projetés. La société se concentre sur un modèle plus gros de 100 kW destiné à des sites industriels isolés. Ce système n'est pas concurrentiel vis à vis du marché de l'éolien, et peut utilement compléter de l'éolien classique déjà en fonction. Mais son usage préférentiel va davantage aux lieux isolés, et sa mobilité est un facteur important puisqu'il peut être utilisé même en reliefs accidentés. Imaginons les services que ce genre de système pourrait rendre lorsque des régions entières sont dévastées par des catastrophes naturelles telles que celles dont sont victimes des populations de Chine ou de Birmanie.
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Système de bâche spéciale purificatrice d'eau de Eric Olsen |
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Eric Olsen est un jeune architecte et professeur qui a reçu un prix de 10.000 dollars pour une solide bâche qui peut contenir jusqu'à 20 litres d'eau. Lors de la catastrophe due à l'ouragan Katrina, un tel système aurait été une alternative à l'énergie nécessaire pour transporter l'eau potable d'un endroit à un autre. Source : http://www.inhabitat.com/2008/05/05/metropolis-nextgen-2008-winner/
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![]() Cette eau devient buvable après 5 heures d'exposition au soleil. Cette méthode de purification agréée par l'OMS, utilise la chaleur du soleil et le rayonnement ultraviolet pour tuer les bactéries génératrices de maladies. |
Ce système est simple, rapide, efficace, n'a pas besoin de filtre, ni de produits chimiques ni de dépenses supplémentaires en énergie.
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Chargeur de David Bowling Bowling David dit qu'il a mis au point un dispositif sur unitaire facile à construire et bon marché.
Parmi la myriade d'applications de cette technologie il y a le le maintien de la charge des batteries de véhicules électriques Bowling est actuellement en processus de dépôt d'une demande de brevet provisoire sur la technologie. Toutefois, il souhaite partager en open source son système pour aider à la caractérisation et l'optimisation. Et un certain nombre de personnes sont chargées de le répandre par Internet au cas où il lui arriverait quelque chose. Pour en savoir plus :
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Moteur électromagnétique de Wilt Ce moteur breveté annonce fournir plus de courant que celui nécessaire à son fonctionnement. De récentes mesures donnent ¾ de CV produits pour ½ CV nécessaire à la machine. Wilt's Clean Energy, Inc. est en cours d'optimisation de cet effet et espère bientôt que le moteur (sur lequel ils travaillent depuis près de 30ans) soit autonome et capable de fournir de l'énergie utilisable. L'appareil est actuellement en cours de tests à l'Université Georgia Tech University.
http://peswiki.com/index.php/Directory:Wilt's_Clean_Energy,_Inc
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Une batterie qui se rechargerait à 90% en cinq minutes Toyota, fabricant de
matériels électroniques japonais va commencer à livrer un nouveau type de
batteries pour chariots élévateurs et appareils de chantier. Source Energie et développement Durable n° 20 (Février-Mars 2008)
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De La Fontaine à Paul Fort |
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Chansonnette « C’était un petit cheval blanc, tous derrière, tous derriè-è- re " … disait la chanson Cela risque de changer. Voyez plutôt cet exemple (du 06/05/2008) qui vient d'Abdolhadi Mirhejazi, un inventeur de Dubai. Il a créé ce véhicule où l’on met la charrue avant les boeufs" pardon ! le cheval derrière... Vu le prix des carburants, le retour à la traction animale peut redevenir rentable : Commentaire d'une éleveuse de chevaux: "Outre l'aspect "serre à faire suer", l'idée de mieux protéger des intempéries le cheval qui travaille est intéressante, mais à repenser autrement à mon avis."
Source : http://www.xpress4me.com/news/uae/dubai/20007183.html |
Fabulette " Vous chantiez ? J’en suis fort aise. Eh ! bien dansez maintenant !" Dans une discothèque dotée d’une piste expérimentale, l’énergie des danseurs pourrait fournir 50% de l’électricité utilisée par l’établissement dans son ensemble Source : un des derniers numéros de Mai de Télérama
N B. : le slow est interdit ...
A rapprocher des infos sur le sac à dos et autres parcours récupérateurs d'énergie dans le métro dont nous avons un peu parlé…
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